Touché à l'annulaire de la main droite dès le début de la rencontre au sommet entre les Los Angeles Lakers et Cleveland (105-88), mardi lors du Martin Luther King Day, Kobe Bryant a quand même affiché un large sourire en marge de l'entraînement de l'équipe californienne, mercredi. Malgré «la pire douleur avec laquelle [il] ait joué», le MVP de la dernière saison ne compte manquer aucun match : «On va bien protéger le doigt, et hop, je vais continuer».
C'est habituel, Kobe Bryant attire souvent l'attention de nombreux journalistes et fans. Une tendance à la hausse après le Martin Luther King Day, qui a vu à la fois les Lakers, leaders de la conférence Ouest, dominer leur homologue à l'Est, Cleveland (105-88), et la star californienne se montrer décisif...après s'être disloqué un doigt à la main droite (celle de son shoot). Pas de quoi empêcher Kobe de jouer face aux Cavs, ni pour le reste de la saison. C'est ce qu'il a affirmé lui-même, mercredi au centre d'entraînement des Lakers. À la question «Allez-vous jouer face aux Clippers (mercredi soir) ?», Bryant a répondu, avec un large sourire et une grande dose d'assurance, par une question rhétorique : «A votre avis ?». «Je souris parce que je vais bien. Je ne suis pas inquiet, explique-t-il. J'ai cru, sur le moment, que ce serait pire. En voulant faire une interception (devant LeBron James, ndlr), j'ai mal pris la balle, et le doigt s'est disloqué. C'est la pire douleur avec laquelle j'ai jouée», a affirmé une nouvelle fois Kobe.
Honnête, et avec un vrin d'humour, "KB24" a d'ailleurs concédé «s'être comporté comme une fille» juste après le choc, au moment de se faire soigner. «Ca a duré 30 secondes, je me suis fait charrier, puis j'ai dû me comporter à nouveau en homme». Le champion olympique avec le Team USA, qui avait déjà dû jouer avec une blessure à l'auriculaire l'année dernière, estime qu'elles n'ont rien de comparables. «Pour l'auriculaire, c'était juste une sensation bizarre. Là, c'est vraiment de la douleur. (Face à Cleveland) Je ne pouvais pas faire certaines passes, notamment rapides, ou vers "Fish" (Derek Fisher)». Bryant n'envisage pas d'opération, et va désormais travailler, et encore travailler, pour «s'habituer à cette sensation». «Je vais faire des sessions de shoots, déterminer les changements à faire sur mes dribbles». Phil Jackson, interrogé sur le "cas" Kobe, n'est pas étonné : «C'est une situation difficile, mais elle montre de quoi Kobe est fait, estime le coach des Lakers. Il va devoir faire attention sur les tentatives d'interception, et s'adapter à une nouvelle prise de balle, et pour tirer. A priori pour le reste de la saison».